Kimber et Echo

En adoptant un chien dans un refuge, on libère une âme canine de la solitude, et on dégage une place pour un autre chien qui en a désespérément besoin. En fait, on permet à deux chiens de passer dans un monde nouveau, et on s’apprête soi-même à découvrir un nouvel univers. Une situation gagnant-gagnant.

J’ai déniché mon premier chien dans un refuge de la SPCA. Avant notre première visite, j’avais bien expliqué à mon copain (maintenant mon mari) qu’il ne fallait pas qu’on choisisse un chien trop gros ou qui perd ses poils constamment. Nous étions jeunes, sans expérience avec les chiens et nous vivions dans un logement. Pendant la visite, nous avons remarqué un labrador mélangé au pelage tout blanc; il avait l’air terrifié et restait tapi au fond de son enclos. Nous sommes rentrés à la maison sans chien. Un mois plus tard, nous sommes passés à nouveau au refuge et le labrador était encore là, toujours aussi terrifié. Nous avons demandé à sortir avec lui pour faire une promenade. Et nous l’avons adopté, malgré ses 35 kg et son épaisse fourrure blanche qui sème constamment des poils…! Aujourd’hui, cinq ans plus tard, il est encore nerveux et méfiant avec les étrangers, mais quand je le vois creuser dans le sable, courir avec un autre chien ou batifoler dans l’eau, je suis vraiment fière : cet animal jadis terrifié et seul au monde vit maintenant une vie normale et bien remplie.

Mon deuxième chien vient d’un centre d’aide local, le Catahoula Rescue Ontario, pour qui j’ai été famille d’accueil à plusieurs reprises. C’est une femelle, un mélange berger allemand/terre-neuve que sa propriétaire voulait abattre parce qu’elle DISCLAIMER OF WARRANTIES AND LIABILITYWe work hard to make the Discovery trustedrxreviews.com s interesting and enjoyable places,but we cannot guarantee that our users will always find everything to theirliking. sautait trop. Après quelques années avec nous, elle est encore débordante d’énergie, elle saute toujours sur les visiteurs, elle tire constamment sur sa laisse et elle agace souvent son ami labrador plus âgé. Mais c’est la compagne la plus aimante et la plus loyale qui soit. Elle nous fait rire chaque jour et elle a énormément enrichi nos vies.

Les chiens adoptés reçoivent des repas réguliers et nutritifs, ils n’ont pas à craindre la compétition ou à s’inquiéter de ce qu’ils mangeront demain et nous, on est fiers de les voir prendre du poids et arborer une fourrure saine et bien lustrée. Ils explorent le quartier lors de nos promenades, ils rencontrent des amis à quatre pattes au parc à chiens et nous, on fait de l’exercice, on rencontre des gens et on respire l’air frais. Ils nous poussent gentiment avec leur nez tout froid et tout mouillé, ils aiment sentir nos caresses et notre présence et nous, on a la chance de sentir un amour inconditionnel.

Adopter un chien est un geste à la fois altruiste et égoïste dans le meilleur sens du terme. Adoptez-en un et voyez par vous-même!

 

Denver et la vie active

Quand j’ai adopté Denver dans un refuge de la SPCA, elle était âgée de 18 mois. Elle a maintenant neuf ans. Denver s’est retrouvée à la SPCA parce qu’au moment de déménager, ses anciens propriétaires l’ont abandonnée, avec ses huit petits, enchaînée à la maison. Au début, Denver était terrifiée par tous les hommes. Maintenant, elle mène une vie active : concours d’agilité, nage, marche, course (avec moi à bicyclette), jeux divers dans notre grande cour clôturée. Et elle n’a plus peur.

Je recommande chaudement l’adoption d’un chien adulte de race mélangée, pour plusieurs raisons. Ils sont déjà propres ou apprennent à l’être très rapidement; en règle générale, ils ne gémissent pas la nuit comme le font les chiots; ils peuvent commencer les cours d’obéissance tout de suite; ils ne deviendront pas plus gros que prévu; ils sont déjà stérilisés, les races mélangées sont en meilleure santé; et ils apprécient particulièrement un foyer chaleureux, surtout quand ils ont connu un mauvais foyer auparavant.

Choisir un chien adulte est aussi un acte de générosité. En effet, les gens optent souvent pour des chiots uniquement parce qu’ils sont mignons, ce qui fait que les adultes demeurent parfois au refuge pendant des mois, et même des années.

 

Melly : les joies imprévues de l’adoption d’un chien âgé

Melly, une chihuahua croisée âgée d’une dizaine d’années, est arrivée à la société d’aide aux animaux d’Ottawa en 2007, en tant que chien errant. Elle a ensuite été confiée à un organisme d’aide spécialisé pour les chihuahuas dont je suis la cofondatrice (le Canadian Chihuahua Rescue and Transport – www.ccrt.net). Quand je l’ai vue, je l’ai tout de suite aimée malgré ses 10 kg. Elle était énorme… d’une obésité morbide même. Il lui fallait un sérieux régime! Melly est demeurée avec moi quelques jours, le temps de lui trouver un foyer d’accueil à Elliot Lake, en Ontario. Là-bas, elle a perdu 3 kg en quelques mois seulement. Je restais en contact avec sa maman adoptive qui me donnait des nouvelles et m’envoyait des photos régulièrement. De jour en jour, je sentais que je tombais de plus en plus en amour avec Melly.

Le 11 octobre 2007 (le jour de mon anniversaire), j’ai réalisé que je voulais que Melly entre dans ma vie pour de bon. Je l’ai adoptée officiellement. Puis j’ai pris la route vers Elliot Lake – sept heures et demie de conduite – pour aller la chercher, et je suis rentré à la maison le jour même. Ce fut le début d’une relation extraordinaire.

Melly et moi avons passé presque quatre ans ensemble. Comme tous les chiens, ses activités préférées étaient les promenades et les repas, mais elle aimait aussi se rouler en boule à mes pieds sur le pouf pendant que je regardais la télé. Dès son arrivée au centre d’aide, j’avais remarqué qu’elle était propre et habituée à la vie domestique; elle faisait même des tours. J’étais intriguée et surprise de voir qu’un chien si agréable et si bien élevé n’avait jamais été réclamé par son propriétaire. Pourtant, il devait l’aimer beaucoup pour l’avoir si bien élevée. Quoi qu’il en soit, moi j’étais gagnante de me retrouver avec elle!

Malheureusement, Melly est décédée le 13 juin 2011. Elle n’allait pas très bien depuis un moment, mais sa santé a décliné d’un coup quelques jours avant de mourir. Nous avons passé ses derniers jours ensemble, juste nous deux, et je garde un souvenir ému de ces moments.

Il y a d’autres chiens âgés extraordinaires, comme Melly, qui attendent dans les refuges de trouver un foyer chaleureux. J’espère que mon histoire encouragera d’autres personnes à opter pour un chien âgé quand viendra le moment de faire entrer un ami à quatre pattes dans la famille. Le cas de Melly illustre aussi la belle relation entre les refuges et les centres d’aide canins; nous avons un objectif commun et nous travaillons souvent de concert pour secourir les animaux et leur trouver un nouveau foyer.

Repose en paix, chère Melly.