Guide pour se procurer un animal de compagnie

Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux

Conseils pour se procurer un animal de compagnie

auprès d’un fournisseur fiable

Chiens et chats

L’objectif de ce document est de présenter des conseils pratiques pour aider le grand public à reconnaître les fournisseurs fiables et réputés quand vient le moment de se procurer un chien ou un chat.

La Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux croit qu’il est important que chaque futur propriétaire d’un animal de compagnie mette l’énergie et les efforts nécessaires pour s’assurer de choisir un chien ou un chat qui provient d’un endroit où les animaux sont bien traités. Il faut notamment éviter d’encourager l’industrie des usines à chiots et les autres sources peu recommandables.

On a beaucoup entendu parler des usines à chiots au cours des dernières années, mais il existe aussi des refuges et des sociétés d’aide aux animaux peu recommandables. Dans les lignes qui suivent, vous découvrirez comment reconnaître les éleveurs et les refuges dignes de confiance.

Pour se procurer un chien ou un chat, nous recommandons uniquement les deux approches suivantes :

  • Adopter un animal dans un refuge ou une société d’aide réputée, compétente et attentionnée
  • Acheter un animal chez un éleveur réputé, compétent et attentionné.

 

L’adoption dans un refuge

Les meilleures sociétés d’assistance aux animaux (SPCA, centres d’aide, refuges) sont des organismes caritatifs ou des organisations sans but lucratif qui jouent un rôle important dans la société : elles prennent soin des animaux abandonnés, remis par leur propriétaire, négligés ou maltraités, et elles leur trouvent un nouveau foyer d’accueil. Les fourrières municipales fournissent également un refuge temporaire aux animaux errants ou abandonnés, et elles les offrent aussi en adoption. Toutes ces organisations ont l’obligation de bien prendre soin des animaux sous leur garde et d’implanter des protocoles d’adoption responsables.

 

Voici les principales règles que doit respecter un bon refuge ou une société d’aide :

  1. Il s’agit d’une organisation caritative dûment enregistrée.
  2. Le refuge est propre et bien entretenu. Il n’est pas bondé d’animaux et il répond aux codes de pratiques recommandées pour les chenils ou les chatteries de l’Association canadienne des médecins vétérinaires.
  3. On fait subir des tests de tempérament à tous les chiens avant de les offrir en adoption.
  4. Les animaux qui posent un risque significatif pour les personnes ou pour les autres animaux ne sont pas offerts en adoption.
  5. Tous les animaux sont stérilisés avant d’être confiés en adoption (on peut aussi donner une remise après adoption sur présentation d’une preuve de stérilisation).
  6. Tous les animaux donnés en adoption sont vaccinés, vermifugés si nécessaire, munis d’une identification permanente (micropuce ou tatouage) et ils ont été examinés par un vétérinaire ou un autre professionnel de la santé animale.
  7. Tous les animaux sont offerts avec une garantie de bonne santé.
  8. Les candidats à l’adoption sont sélectionnés avec soin pour assurer la meilleure compatibilité possible.
  9. L’organisme garde un registre de toutes les adoptions.
  10. On informe les futurs propriétaires de tout problème connu de santé ou de tempérament.
  11. Le nouveau propriétaire doit signer une entente d’adoption qui définit ses responsabilités et qui précise les garanties offertes en matière de santé.
  12. Si l’organisme travaille en collaboration avec des détaillants pour offrir ses animaux en adoption, il applique les mêmes protocoles.

Acheter d’un éleveur

Les éleveurs qui vendent des chiots et des chatons ont l’obligation de donner des soins de grande qualité à tous leurs animaux, à toutes les étapes de leur vie, et de respecter des principes très stricts en matière d’accouplement et de sélection des acheteurs. Le bien-être de leurs animaux et de leurs descendants doit avoir préséance sur les profits.

Voici les principales règles que doit respecter un bon éleveur :

Approche et attitude

  1. L’éleveur vend ses animaux directement aux futurs propriétaires.
  2. Il exige que tout futur propriétaire se rende sur place pour voir ses installations et ses animaux avant de conclure une vente.
  3. Il fait visiter tous les locaux où des animaux sont gardés et élevés.
  4. L’éleveur prodigue des soins très attentionnés et il répond aux besoins physiques, environnementaux et sociaux de tous ses animaux, incluant les anciens géniteurs.
  5. Il est membre du club de la race qu’il élève et du Club Canin Canadien (s’il élève des chiens); il s’est engagé à respecter les codes d’éthiques de ces clubs.
  6. Il parle en toute connaissance de cause de la ou des races qu’il élève et donne toutes les explications nécessaires pour s’assurer que l’acheteur potentiel comprend bien les besoins de l’animal en matière d’apprentissage, de socialisation, d’exercice, de santé, etc.

Installations d’élevage

  1. Les chiens et chats peuvent être gardés et élevés à la maison ou dans un chenil ou une chatterie.
  2. Si les animaux sont élevés dans un chenil ou une chatterie, les installations doivent, au minimum, respecter les codes de pratiques recommandées pour les chenils ou pour les chatteries de l’Association canadienne des médecins vétérinaires.
  3. Lorsque les animaux sont élevés à la maison, les installations doivent aussi répondre aux codes de pratiques applicables (certaines sections sur la construction, les planchers et les plafonds, etc. ne s’appliquent qu’aux chenils ou aux chatteries).

Soins et socialisation

  1. Tous les chiots et tous les chatons à vendre ont été vaccinés, vermifugés si nécessaire, et déclarés en bonne santé par un vétérinaire.
  2. Les chiots et les chatons ont grandi dans la maison et ils ont été exposés à la routine et aux bruits domestiques; ils sont en contact régulier avec plusieurs personnes différentes.
  3. Les nouveau-nés sont dans un environnement propre et chaud; ils sont bien nourris et demeurent avec leur mère au moins jusqu’à l’âge de 6 semaines.
  4. L’éleveur ne permet pas aux chiots de partir vers leur nouveau foyer avant l’âge de 8 semaines; 10 semaines pour les chatons.
  5. Tous les animaux sont examinés par un vétérinaire au moins une fois par année.
  6. Tous les animaux font de l’exercice quotidiennement.

Pratiques d’accouplement

  1. L’éleveur connaît bien les troubles génétiques susceptibles de se manifester chez la race qu’il élève et il est à l’affût de ces troubles pour la sélection de tous ses géniteurs (ex. : dysplasie de l’articulation de la hanche, problèmes oculaires, cardiaques, etc.). Les animaux qui présentent des troubles ne sont pas accouplés.
  2. Grâce à ces examens de dépistage, l’éleveur peut planifier les accouplements de manière à obtenir des rejetons en bonne santé et qui affichent une constitution physique, un bagage génétique et un tempérament sains.
  3. L’éleveur connaît bien la constitution, les mouvements et le comportement de ses animaux et il a de bonnes connaissances de base en matière de soins de santé et de premiers soins.
  4. Il n’accouple aucune femelle avant l’âge de 18 mois et il respecte les limites de mise bas suivantes : pas plus de 5 portées au total pour les chats et pour les chiens de petite et moyenne taille; pas plus de 4 portées pour les gros chiens.
  5. L’éleveur a déjà sélectionné et approuvé un nombre raisonnable de foyers d’accueil pour les chiots avant d’accoupler la femelle.
  6. Il n’élève pas plus de deux ou trois races différentes.
  7. L’éleveur tient un registre précis et à jour de son programme d’élevage, des particularités de chaque chien et chaque chat qu’il enregistre, et de toutes ses transactions d’animaux.

Pratiques reliées à la vente

  1. Tous les animaux reçoivent une identification permanente (micropuce ou tatouage).
  2. L’éleveur fait une d’évaluation complète de tous les acheteurs potentiels pour s’assurer que chaque animal est confié à un propriétaire responsable, bien informé, compatible avec la race qu’il élève et avec la personnalité spécifique de l’animal.
  3. Les chiens et les chats vendus par l’éleveur ont une garantie de bonne santé qui couvre les troubles génétiques. Cette garantie prévoit un remboursement en argent, jusqu’à concurrence du prix de l’animal, si un problème sérieux de génétique ou de santé se déclare au cours de la première année.
  4. L’éleveur ne vend pas ses chiots ou ses chatons à des animaleries, ni à aucun autre intermédiaire.
  5. L’éleveur fournit à l’acheteur des copies des certificats de santé formels d’organismes réputés (par ex. : Orthopedic Foundation of America, PennHip, Canine Eye Registration Foundation) qui indiquent que les géniteurs (le père et la mère) de      l’animal sont exempts de troubles génétiques.
  6. L’éleveur fournit à l’acheteur des copies du      certificat de vaccination, de même que le pédigrée et les documents d’enregistrement (pour les chiens de race pure) auprès d’un organisme réputé, comme le Club Canin Canadien. (La Loi sur la généalogie des animaux interdit de vendre un chien      en tant que chien de race pure s’il n’est pas enregistré ou éligible à être enregistré comme tel auprès du Club Canin Canadien ou d’un autre organisme reconnu au sens de la Loi).
  7. Tous les chiots et chatons vendus par l’éleveur sont accompagnés d’une entente qui interdit de les accoupler.
  8. L’éleveur informe l’acheteur sur différents aspects reliés à l’alimentation, la socialisation et les soins à apporter à l’animal.
  9. Si un acheteur ne veut plus garder son animal, l’éleveur qui lui a vendu acceptera toujours de le reprendre, peu importe son âge ou la raison du retour. En pareil cas, il fera une évaluation de la santé et du tempérament de l’animal et il pourra lui chercher un nouveau foyer s’il le juge opportun.
  10. L’éleveur exige que l’acheteur signe un contrat qui définit ses responsabilités en ce qui concerne les soins à donner et la socialisation de son animal, de même que les responsabilités de l’éleveur.

 

 

 

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