Le Canada : paradis des usines à chiots

Au Canada, la pdreamstimeroblématique des usines à chiots a commencé à prendre de l’ampleur à partir de 1995. Il y avait déjà des usines chiots au pays à cette époque, mais elles se sont multipliées à la fin des années 1990.

Jusque là, la plupart des petits chiens vendus dans les animaleries canadiennes étaient importés des États-Unis (où les usines à chiots sont très répandues).

En 1995, grâce aux pressions exercées par la Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux (FSCAA) et par d’autres organisations, le gouvernement fédéral a adopté une loi pour règlementer l’importation des chiots. Cette loi exigeait notamment que les chiots importés soient âgés d’au moins 8 semaines, qu’ils soient munis d’une micropuce, vaccinés et qu’ils aient été examinés par un vétérinaire.

Comme beaucoup d’importateurs n’arrivaient pas à répondre à ces exigences, le nombre de chiots provenant des États-Unis a diminué (mais un bon nombre de chiots vendus au Canada proviennent encore d’usines à chiots américaines). Cette diminution des importations américaines a fait augmenter la demande, et le nombre d’usines à chiots au Canada.

On ne sait pas exactement combien il y a d’usines à chiots au pays parce que, contrairement aux États-Unis, les éleveurs d’ici ne sont pas obligés de s’enregistrer. On peut cependant estimer que leur nombre s’élève à plusieurs milliers.

Ce qui signifie que des centaines de milliers de chiens souffrent inutilement chaque année.

 

La faiblesse de nos lois

gavel dreamstimeLa loi fédérale actuelle sur la cruauté envers les animaux est pratiquement inutile pour empêcher l’éclosion des usines à chiots, ou pour les faire fermer. En fait, la section du Code criminel du Canada sur la cruauté aux animaux est rédigée de façon telle qu’il est presque impossible qu’un propriétaire d’usine à chiots soit tenu criminellement responsable de négligence envers ses animaux – même s’il les laisse mourir de faim.

La FSCAA veut faire changer cette loi archaïque afin qu’on puisse pénaliser, et empêcher, la cruauté envers les animaux à l’avenir.

En plus du Code criminel fédéral, chaque province a aussi ses propres lois pour la protection des animaux. Ces lois provinciales sont habituellement nettement meilleures que le Code criminel en cette matière, mais il y a des exceptions. Le Québec, par exemple, est reconnu comme la capitale canadienne des usines à chiots et sa loi sur la protection des animaux compte parmi les plus laxistes du pays.

De plus, comme la plupart des usines à chiots sont établies dans des régions rurales, elles plus peuvent facilement passer inaperçues et ne jamais être soumises à la réglementation, fédérale ou provinciale.

Il faudrait que tous les éleveurs, dans chaque province et territoire, soient tenus de s’enregistrer et d’obtenir un permis. Il faudrait aussi qu’ils soient soumis à des inspections régulières de leurs installations. Sinon, les usines à chiots vont demeurer un problème important au Canada.

 

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